Pourquoi parler de performance globale ?

Charlotte Lecoq (Députée LREM), Henri Forest (syndicaliste) et Bruno Dupuis (consultant) remettent leur rapport le 28 août 2018 sur la santé au travail à Edouard Philippe (Premier Ministre).

Les propositions visent « à mettre les acteurs de la prévention en ordre de bataille pour permettre à la culture de prévention de pénétrer les pratiques managériales au quotidien ». Je ne vais pas détailler ou commenter ces propositions, mais m’attarder sur la conclusion qui ouvre une perspective intéressante.

« La mission conçoit le scénario qu’elle a proposé comme une étape incontournable mais aussi comme un préalable à l’objectif encore plus ambitieux d’offrir à terme un système qui serait résolument tourné vers la promotion simultanée de la santé et de la performance globale de l’entreprise … Il n’est en effet pas de performance économique sans performance sociale de l’entreprise. Il n’est pas de pérennité de l’entreprise sans capacité à s’adapter et à agir sur un environnement mouvant, internationalisé, et hautement concurrentiel. »

La notion de performance globale n’est pas nouvelle et elle est déjà la base de la RSE (Responsabilité Sociale et Environnementale). Pour autant les pratiques des entreprises sont encore trop cloisonnées entre elles et cela manque d’une vision d’ensemble ou simplement d’une coordination. Par exemple une démarche de Lean Management ne peut être orientée exclusivement sur la recherche d’une meilleure productivité, mais doit aussi prendre en compte les questions relatives aux conditions de travail. Les indicateurs de performance sont très souvent des moyens de mesure partiels, la productivité dans l’exemple précédent. C’est pourquoi il est important de s’assurer que les outils de pilotage traduisent de la manière la plus complète la performance globale.

Ce qui est intéressant dans la recherche de la performance globale, c’est le cercle vertueux. L’amélioration continue qui prend en compte l’expression des salariés permet de gagner sur l’efficacité de la production de biens ou de services et sur l’engagement des collaborateurs, cela est visible par les clients, génère de la recommandation et des clients nouveaux, … donc la possibilité d’être encore plus compétitif et de redistribuer une partie de la valeur, donc d’investir dans l’amélioration continue, …

Pour avoir une vision d’ensemble, il est impératif d’intégrer l’expérience client et l’expérience salarié. Ces deux dimensions articulées, sont véritablement la meilleure boussole pour assurer le développement et la pérennité d’une entreprise. Pour les salariés il est par exemple intéressant de favoriser la libération de la parole avec des outils digitaux. Ma préférence va vers les outils qui permettent des interactions entre les salariés et donc la possibilité de proposer des solutions qui sont débattues. L’application OurCompany est dans ce cas. La mise en oeuvre de cette solution donne des résultats très concrets sur la qualité de vie au travail, la réduction de l’absentéisme et au final à l’amélioration de la performance financière et la satisfaction des clients.

La performance globale devrait être l’objectif des équipes de direction, en cohérence avec la raison d’être de l’entreprise, au regard des différentes parties prenantes (clients, salariés, actionnaires, territoires, environnement). De nombreuses voix s’expriment dans ce sens, c’est le cas notamment de Jean-Dominique Sénard, patron de Michelin qui milite pour un capitalisme responsable.

A suivre …

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *